{"id":649,"date":"2025-12-04T15:48:28","date_gmt":"2025-12-04T14:48:28","guid":{"rendered":"https:\/\/comfycademia.emmanuellelescouet.com\/?p=649"},"modified":"2025-12-04T15:48:32","modified_gmt":"2025-12-04T14:48:32","slug":"the-honey-witch-equilibre-et-homestead","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/comfycademia.emmanuellelescouet.com\/index.php\/2025\/12\/04\/the-honey-witch-equilibre-et-homestead\/","title":{"rendered":"The Honey Witch, \u00e9quilibre et homestead"},"content":{"rendered":"<div class=\"et_pb_section_0 et_pb_section et_section_regular et_block_section\">\n<div class=\"et_pb_row_0 et_pb_row et_block_row\">\n<div class=\"et_pb_column_0 et_pb_column et_pb_column_4_4 et-last-child et_block_column et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough\">\n<div class=\"et_pb_text_0 et_pb_text et_pb_bg_layout_light et_pb_module et_block_module\"><div class=\"et_pb_text_inner\"><h3><i>The Honey Witch<\/i>, \u00e9quilibre et homestead<\/h3>\n<h4>Critique de <em>The Honey Witch<\/em>, de Sydney J. Shields<\/h4>\n<\/div><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n\n<div class=\"et_pb_row_1 et_pb_row et_flex_row\">\n<div class=\"et_pb_column_1 et_pb_column et_flex_column et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et_flex_column_8_24 et_flex_column_8_24_tablet et_flex_column_24_24_phone et_flex_column_24_24_phoneWide et_flex_column_8_24_tabletWide et_flex_column_8_24_widescreen et_flex_column_8_24_ultraWide\">\n<div class=\"et_pb_image_0 et_pb_image et_pb_module et_block_module\"><span class=\"et_pb_image_wrap\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/comfycademia.emmanuellelescouet.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/1.jpg-5.avif\" title=\"1.jpg-5\" width=\"540\" height=\"810\" srcset=\"https:\/\/comfycademia.emmanuellelescouet.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/1.jpg-5.avif 540w, https:\/\/comfycademia.emmanuellelescouet.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/1.jpg-5-200x300.avif 200w, https:\/\/comfycademia.emmanuellelescouet.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/1.jpg-5-480x720.avif 480w\" sizes=\"(max-width: 540px) 100vw, 540px\" class=\"wp-image-650\" \/><\/span><\/div>\n\n<div class=\"et_pb_text_1 et_pb_text et_pb_bg_layout_light et_pb_module et_block_module\"><div class=\"et_pb_text_inner\"><div class=\"elementor-element elementor-element-0b0b1d7 elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"0b0b1d7\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n<div class=\"elementor-widget-container\"><strong><span class=\"livre-meta-label\">\u00c9diteur<\/span><\/strong><\/div>\n<div class=\"elementor-widget-container\">Orbit<\/div>\n<div class=\"elementor-widget-container\">&#160;<\/div>\n<div class=\"elementor-widget-container\"><strong>Date de parution<\/strong><\/div>\n<div class=\"elementor-widget-container\">14 mai 2024<\/div>\n<div class=\"elementor-widget-container\">&#160;<\/div>\n<div class=\"elementor-widget-container\"><strong>368 pages<\/strong><\/div>\n<div class=\"elementor-widget-container\">&#160;<\/div>\n<div class=\"elementor-widget-container\"><strong>Date de la critique<\/strong><\/div>\n<div class=\"elementor-widget-container\">4 d\u00e9cembre 2025<\/div>\n<\/div>\n<\/div><\/div>\n<\/div>\n\n<div class=\"et_pb_column_2 et_pb_column et-last-child et_flex_column et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et_flex_column_16_24 et_flex_column_16_24_tablet et_flex_column_24_24_phone et_flex_column_24_24_phoneWide et_flex_column_16_24_tabletWide et_flex_column_16_24_widescreen et_flex_column_16_24_ultraWide\">\n<div class=\"et_pb_text_2 et_pb_text et_pb_bg_layout_light et_pb_module et_block_module\"><div class=\"et_pb_text_inner\"><p style=\"font-weight: 400;\">Dans ce roman de cosyfantasy, le syst\u00e8me de magie est particuli\u00e8rement int\u00e9ressant : proche de l\u2019herboristerie, mais focalis\u00e9 sur l\u2019\u00e9quilibre de l\u2019environnement et sa bonne sant\u00e9. Nous suivons une jeune femme qui h\u00e9rite de la charge de sorci\u00e8re de sa grand-m\u00e8re sur une \u00eele recul\u00e9e o\u00f9 elle va devoir construire (reconstruire) son existence.<\/p>\n<p>&#160;<\/p>\n<h2>Un roman de l\u2019homesteading<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Dans ce roman, tous les \u00e9l\u00e9ments que je discute habituellement pour la cosyness sont pr\u00e9sents : nous suivons l\u2019intrigue \u00e0 hauteur de protagoniste, son arc se concentre sur l\u2019\u00e9tablissement de son foyer \u2013 premier lieu de vie ind\u00e9pendant apr\u00e8s avoir quitt\u00e9 la maison de ses parents. Notre apprentie sorci\u00e8re arrive sur l\u2019\u00eele recul\u00e9e, est accueillie avec un degr\u00e9 vari\u00e9 de plaisir, dans la communaut\u00e9 qui l\u2019habite et s\u2019installe dans le cottage de sa grand-m\u00e8re. Elle doit remettre en \u00e9tat les lieux inhabit\u00e9s depuis la mort de cette derni\u00e8re, et est aid\u00e9e en cela par les villageois\u00b7es qu\u2019elle aide peu \u00e0 peu avec ses talents d\u2019herboriste. Cette pratique magique au c\u0153ur du genre pr\u00e9sente ici une focalisation sur le miel et les ruches \u2013 comme indiqu\u00e9 dans le titre. Cet angle pousse \u00e0 discuter la viabilit\u00e9 des pollinisateurs dans l\u2019environnement de cette \u00eele, et plus largement, de ce monde. Pour assurer cette production de miel magique, elle va entretenir le terrain et sa petite ferme pour que ses abeilles puissent se nourrir d\u2019une vari\u00e9t\u00e9 de plantes, et pour avoir les ressources pour ses potions et onguents, qu\u2019elle ne peut facilement faire venir du continent.<\/p>\n<p>&#160;<\/p>\n<h2>Quand la magie devient environnementale<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Nous savons comme les pollinisateurs sont en danger aujourd\u2019hui et intimement li\u00e9s \u00e0 la bonne sant\u00e9 de l\u2019environnement dans lequel ils \u00e9voluent. Il en va de m\u00eame ici. Il est question d\u2019une forme de mal\u00e9diction, que je ne d\u00e9taillerai pas pour en laisser la d\u00e9couverte. La r\u00e9flexion ici est tourn\u00e9e vers l\u2019\u00e9quilibre, bien que la sorci\u00e8re soit la cl\u00e9 de ce milieu, elle est en charge principalement de maintenir un \u00e9quilibre entre le sauvage et le cultiv\u00e9, d\u2019entretenir les espaces de bruy\u00e8res et de forets o\u00f9 les humains ne vont pas, pour s\u2019assurer que les sources sont pures, que les plantes prosp\u00e8rent et que tous les habitants <i>fluffy<\/i> des bois ont droit \u00e0 leur vie aussi heureuse que possible. Il y a une vraie douceur dans cette approche du labeur agricole qui va avec l\u2019herboristerie : pour une fois, il est question de forager et de le faire de fa\u00e7on responsable. Les diff\u00e9rents personnages viennent l\u2019aiguiller dans cette pratique particuli\u00e8re et dans les besoins plus particuliers des lieux, chacun \u00e9tant diff\u00e9rent. Cela ouvre dans le roman des approches sur les pratiques contemporaines de culture en harmonie, des discussions sur la conservation et l\u2019\u00e9quilibre qui peut en d\u00e9couler\u2026 ou les erreurs de conservateurs amateurs pleins de bonnes intentions.<\/p>\n<p>&#160;<\/p>\n<h2>Faire \u00e0 sa hauteur<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Comme souvent dans le genre, elle commence seule ou presque cette mission. Elle doit apprendre les particularit\u00e9s des lieux mais \u00e9galement s\u2019adapter \u00e0 ce mode de vie plus rural et plus physique que ce dont elle avait l\u2019habitude. Ce changement est important dans le discours, montrant \u00e9galement une sensibilit\u00e9 aux travaux de recherche actuels questionnant la simplification des productions agricoles \u00e0 petite \u00e9chelle, permettant de les rendre accessibles \u00e0 un plus grand nombre. Cette inclusion m\u2019a fait particuli\u00e8rement plaisir.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Notre h\u00e9ro\u00efne n\u2019a que sa force et ses connaissances, quelques outils, mais aucune grosse machine, elle doit donc agir intelligemment dans les limites de ses possibles pour accomplir ses t\u00e2ches, tant au jardin qu\u2019en ville que pour sa maison. L\u2019\u00e9puisement physique vient avec une certaine joie, rejoignant intimement les propos sur le labeur que nous avons pu d\u00e9velopper pour les cosygames : l\u2019\u00e9nergie s\u2019puise mais l\u2019accomplissement du protagoniste est valoris\u00e9 et son travail l\u2019accompli. Nous sommes ici dans cette perspective, le doute sur les comp\u00e9tences disparaissant peu \u00e0 peu avec l\u2019apparition des r\u00e9sultats, avec les premiers succ\u00e8s et le plus grand confort quotidien qui vient avec les r\u00e9novation du cottage.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Si l\u2019intrigue ne laisse pas notre h\u00e9ro\u00efne se reposer sur ses lauriers et s\u2019installer dans ce confort, j\u2019aimer voir dans cette d\u00e9piction un aper\u00e7u de ce que peut \u00eatre le quotidien d\u2019une homestaed comme la mienne : le temps offre des r\u00e9sultats, on progresse et le confort fini par s\u2019installer, la charge mentale devient habituelle et s\u2019all\u00e8ge, l\u2019household tourne. Bien que la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du roman soit de plus en plus immerg\u00e9 dans la lutte contre la mal\u00e9diction, la douceur de ces taches et du cottage permet aux personnages de traverser les \u00e9preuves, parce qu\u2019iels peuvent m\u00e9diter en d\u00e9sherbant les aromatiques, parce qu\u2019iels sont un lieu de vie \u2013 un foyer au sens fort \u2013 auquel revenir.<\/p>\n<\/div><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans ce roman de cosyfantasy, le syst\u00e8me de magie est particuli\u00e8rement int\u00e9ressant : proche de l\u2019herboristerie, mais focalis\u00e9 sur l\u2019\u00e9quilibre de l\u2019environnement et sa bonne sant\u00e9. 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